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fata morgana
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fata morgana

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MessageSujet: infos générales   infos générales EmptyJeu 13 Oct à 19:37

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Le Nobel de littérature à Harold Pinter, monument du théâtre anglais

L'Académie suédoise a choisi d'attribuer le prix Nobel de littérature 2005 à Harold Pinter, monument du théâtre anglais et activiste politique qui s'est récemment prononcé contre la guerre en Irak.

Agé de 75 ans, Harold Pinter "est généralement considéré comme le représentant le plus éminent du théâtre dramatique anglais de la seconde moitié du XXème siècle", souligne l'Académie dans la motivation de son choix rendu public jeudi.

Surtout célèbre pour son théâtre, Pinter a aussi écrit au cours de sa longue carrière des pièces radiophoniques et des scénarios pour le cinéma, et il est également un fervent défenseur des droits de l'Homme.

L'Académie suédoise décrit le lauréat comme un auteur "qui dans ses drames découvre l'abîme sous les bavardages et se force un passage dans la pièce close de l'oppression".

L'annonce de sa récompense à été une très grande surprise pour le dramaturge, a rapporté le directeur de l'Académie, Horace Engdahl, qui l'a contacté par téléphone en milieu de journée.

"Il a été très touché et ne pouvait presque pas parler. Il n'a rien dit que je puisse citer, cela était si inattendu pour lui", a déclaré M. Engdahl à l'agence de presse suédoise TT.

Né le 10 octobre 1930 dans le faubourg de Hackney à Londres, d'un père juif tailleur pour dames, Pinter entame d'abord une carrière d'acteur et est engagé en 1951 dans la troupe théâtrale ambulante irlandaise d'Anew McMaster, réputée pour ses mises en scène de Shakespeare.

En 1957, "The Birthday party" ("L'Anniversaire"), l'une de ses premières pièces, est un fiasco. Mais elle est devenue par la suite l'une de ses oeuvres les plus jouées.

Sa consécration vient avec "The Caretaker" ("Le Gardien"), écrit en 1959 et porté à l'écran en 1963.

"Sa position en tant que classique moderne est illustrée par la création à partir de son nom d'un adjectif qui décrit une forme d'atmosphère et de milieu particulière dans les pièces de théâtre: +pinteresque+", relève l'Académie.

"Un autre thème principal est le caractère fugace et insaisissable du passé", ajoute l'académie.


Outre son activité d'écrivain --il est l'auteur de 29 pièces, selon son site internet officiel-- Harold Pinter s'est engagé dans la lutte pour le respect des droits de l'Homme au début des années 70, choqué par le coup d'Etat, qui a renversé le gouvernement chilien de Salvador Allende en 1973.

Dans les années 80, il a été très critique du président américain Ronald Reagan et du Premier ministre britannique de l'époque, Margaret Thatcher.

Récemment, il s'est exprimé avec véhémence contre les abus de pouvoir des grandes puissances et a exprimé sa colère contre l'engagement de l'Onu au Kosovo (1999), l'invasion américaine de l'Afghanistan (2001) et la guerre en Irak (2003).

Depuis la première attribution du prix Nobel de littérature en 1901, cette récompense couronne pour la dixième fois l'oeuvre d'un auteur de Grande-Bretagne, après notamment Rudyard Kipling en 1907, Sir Winston Churchill en 1953 et V.S. Naipaul en 2001.

En 2004, le prix a été décerné à la romancière autrichienne controversée Elfriede Jelinek, un choix qui a surpris et a notamment entraîné la récente démission d'un membre de l'Académie suédoise.

Le Nobel de littérature doté comme les autres prix de 10 millions de couronnes suédoises (1,1 million d'euros) clot cette année la saison des prix Nobel. Les prix de médecine, de physique, de chimie, de la paix et d'économie ont été attribués la semaine dernière et en début de semaine.

Les prix Nobel ont pour la première fois été décernés en 1901, conformément au testament du savant suédois Alfred Nobel. La remise des prix a lieu à Stockholm et Oslo chaque année le 10 décembre, jour anniversaire de la mort de Nobel à San Remo (Italie) en 1896.
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MessageSujet: Re: infos générales   infos générales EmptyJeu 27 Oct à 20:10

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Le Grand prix du roman de l'Académie française à Henriette Jelinek

Le Grand prix du roman de l'Académie française, qui ouvre véritablement la saison des principaux prix littéraires d'automne, a été attribué jeudi à Henriette Jelinek, 82 ans, pour "Le destin de Iouri Voronine" (éd de Fallois), a annoncé l'institution.

Cet ouvrage a obtenu au 3ème tour 11 voix contre 4 à Sylvie Germain ("Magnus" /Albin Michel) et 10 à Valentine Goby ("L'antilope blanche" /Gallimard). Ce prix est doté de 7.500 euros.

Il s'agit du 14ème roman d'Henriette Jelinek qu'il ne faut bien sûr pas confondre avec son homonyme, l'Autrichienne Elfriede Jelinek (Nobel 2004). Son avant-dernier livre ("Une goutte de poison") datait de 1987.

Iouri Voronine a connu à Chicago l'existence difficile d'immigrés russes de la première génération. A la mort de sa femme, il est arraché à sa pauvre retraite par son fils unique devenu fort riche qui ne veut plus qu'on l'appelle Miroslav mais plutôt Joe Carson Lincoln.

Le vieil homme se retrouve dans une luxueuse villa de Berverly Hills, égaré parmi les milliardaires. Malheureux, incapable de communiquer avec Joe, il est attiré par un couvent orthodoxe où "il sent remonter en lui, au coeur même des Etats-Unis, les effluves de la terre natale". Commence alors pour lui un cheminement spirituel qui va même rejaillir sur le fils, fasciné par l'Argent-roi.

Livre de l'exil et des relations père-fils, ce roman parle surtout du dépouillement, du rejet de tout ce qui, trop souvent, accompagne la réussite.

Née à Saint-Paul-Lès-Dax (Landes) en 1923, Henriette Jelinek est psychologue de formation. Elle a enseigné la littérature aux Etats-Unis. Son premier roman, "La vache multicolore", a été découvert par Raymond Queneau. A partir de 1968, elle a abandonné l'enseignement pour se consacrer exclusivement à la littérature.

Elle a notamment publié chez Gallimard "Portrait d'un séducteur", "La marche du fou" (à l'origine du film "Etes-vous fiancée à un marin grec ou à un pilote de ligne?" de Jean Aurel, 1970) ou "La vie de famille". Elle a également travaillé pour la presse et a été co-scénariste du second film de Jeanne Moreau, "L'adolescente".

Henriette Jelinek succède au palmarès de l'Académie à Bernard Du Boucheron, lauréat l'an passé avec un premier roman écrit à l'âge de 76 ans, "Court serpent".

La prochaine importante récompense littéraire de la saison sera le Goncourt, décerné le 3 novembre, comme le Renaudot. Les quatre finalistes du Goncourt sont Olivier Adam ("Falaises"/L'Olivier), Michel Houellebecq ("La possibilité d'une île"/Fayard) Jean-Philippe Toussaint ("Fuir"/Minuit) et François Weyergans ("Trois jours chez ma mère"/Grasset).

Le Médicis et le Femina seront remis le 7 et l'Interallié le 8.
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MessageSujet: Re: infos générales   infos générales EmptyJeu 3 Nov à 18:40

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François Weyergans: le Goncourt pour "Trois jours chez ma mère"

La tortue François Weyergans, Goncourt 2005 pour "Trois jours chez ma mère", sorti fin septembre, a finalement coiffé sur le fil le lièvre Michel Houellebecq, parti en fanfares dès la mi-août avec "La possibilité d'une île".

Weyergans l'a emporté par 6 voix contre 4 à Michel Houellebecq. Le jury du Goncourt a voulu ainsi exprimer son "indépendance", a déclaré Didier Decoin, secrétaire général de l'Académie Goncourt et membre du jury, faisant allusion à l'ampleur de la campagne médiatique autour du livre de Houellebecq.

Quand, plusieurs mois avant sa parution, Michel Houellebecq parlait aux médias de son livre, le discret Weyergans, 64 ans, sorte de Woody Allen belge tombé en littérature, peinait à terminer un manuscrit dont personne ne savait la date de sortie. Il l'a achevé in extremis pour prendre en marche, début octobre, le train du Goncourt.

Cette histoire était devenue un serpent de mer dans les milieux littéraires puisqu'en juillet 2003, son éditeur Grasset faisait savoir, dans une plaquette pour la presse, que le roman, dont la parution était déjà régulièrement repoussée, sortirait deux mois plus tard !

La force de Weyergans est d'avoir en quelque sorte intégré l'attente du livre à venir à son projet littéraire. "J'ai honnêtement eu du mal à le finir. Je l'ai terminé dans des états que je qualifierais de sub-dépressifs", a dit cet automne cet écrivain aussi exigeant que torturé, sujet à la procrastination.

Ainsi, telle une mise en abyme, le roman raconte l'histoire d'un homme, le double de l'auteur, François Weyergraf, qui n'arrive pas à finir "Trois jours chez ma mère" dont le narrateur, François Graffenberg, aurait envie d'écrire les aventures d'un certain François Weyertein...

Weyergraf a plein d'idées de livres (sur la danse, sur Beethoven, sur les volcans, etc) mais il "n'agit pas". Il ne cesse de tergiverser alors que les impôts ou le banquier le pourchassent et qu'il pense un peu trop aux femmes.

"J'hésitais entre un roman que j'aurais adoré écrire, des récits de coucheries diverses, et le roman que je m'étais juré d'écrire, inspiré par mes rapports avec mon père", dit-il. Sa mère, qui vit seule en Haute-Provence et a 89 ans, le pousse à écrire. Il voudrait lui rendre visite. Là encore, il repousse sa visite.

"Ce soir, j'aurais aimé lui écrire que je viens de mettre le point final à un livre que j'ai décidé de terminer quand, après sa chute (ndlr: elle s'est cassé le col du fémur en tombant son jardin), passé trois jours chez ma mère". Point final de l'ouvrage.j'ai

Ce livre - un roman certes mais parfois proche de l'autofiction - est un cri d'amour à la mère, mais aussi aux femmes qui distraient le narrateur (de son épouse Delphine, à ses filles, en passant par ses soeurs et ses maîtresses), à la littérature qui permet de tester sa liberté: l'écrivain conduit le lecteur où il a envie, passe d'un sujet à l'autre avec fluidité, humour, érudition.

Le livre n'a pas fait l'unanimité: certains admirant la grâce et l'art de la digression de l'écrivain mais d'autres ont souligné la construction artificielle et le côté un peu démodé de l'ouvrage.

Né en Belgique en 1941 d'une mère française et d'un père belge, et résidant depuis de nombreuses années à Paris, François Weyergans a écrit en 1973 "Le pitre", suivi de plusieurs succès comme "Macaire le Copte" (81), "Le radeau de la Méduse" (84), "La vie d'un bébé" (86), "Je suis écrivain" (89), "La démence du boxeur" (Renaudot 92) et "Franz et François" (97), salué comme son chef d'oeuvre. Il a été aussi critique de cinéma et réalisateur.

L'éditeur Léo Scheer a ressorti en septembre le premier roman de Weyergans, "Salomé", écrit en 1969 à l'âge de 27 ans. L'auteur a revu et corrigé ce livre qui montre déjà sa passion pour les femmes.
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MessageSujet: Re: infos générales   infos générales EmptyJeu 3 Nov à 18:41

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Nina Bouraoui: le prix Renaudot pour "Mes mauvaises pensées"

"Pendant trois ans, je me suis rendue une fois par semaine chez le docteur C. A chaque fois, j'avais l'impression de lui donner un livre", a dit Nina Bouraoui pour expliquer la genèse du roman, "Mes mauvaises pensées" (Stock), qui a reçu jeudi le prix Renaudot 2005.

Son livre est le récit de cette confession où il est question de son enfance algérienne, de ses rencontres et de ses séparations qui sont autant de constructions et de déconstructions "d'un édifice amoureux". Elle y parle aussi des questions qui la hantent depuis toujours comme l'amour, l'homosexualité, la famille.

Il ne s'agit pas du récit d'une thérapie, d'une analyse, mais bien d'un roman, à l'ambition hypnotique, parce que, explique l'écrivain, "c'est une histoire rapportée: celle de ma famille, de l'Amie, d'Hervé Guibert (l'écrivain décédé), de mes deux pays: je n'ai jamais quitté l'Algérie, on m'a enlevée à l'Algérie, je n'ai jamais fait mes adieux, j'ai appris à +devenir+ en France et je crois que je suis née deux fois".

"Ce livre, dit-elle, est aussi mon retour vers le pays où j'ai laissé quelque chose qui n'a jamais cessé de grandir dans mon dos et qui n'a jamais cessé de m'effrayer".

A la fois violente et sensuelle, l'écriture de Nina Bouraoui se déploie par vagues déferlantes, sans chapitres ni paragraphes, afin de mieux happer le lecteur. "Je dois tout écrire pour tout retenir, c'est ma théorie de l'écriture qui saigne", fait-elle valoir.

Nina Bouraoui est née en 1967 à Rennes de père algérien et de mère bretonne. Elle a passé les 14 premières années de sa vie en Algérie. Elle dit avoir commencé à écrire sur elle pour compenser le fait qu'elle ne parlait pas alors la langue de ce pays et qu'elle se sentait isolée.

"Enfant, j'étais déjà folle des filles et je trouvais cela normal. Je savais que j'étais différente...", a-t-elle aussi déclaré.

Avant "Mes mauvaises pensées", Nina Bouraoui avait écrit huit romans comme "La voyeuse interdite" (prix Inter 91), "Le bal des murènes", "Garçon manqué", "La vie heureuse" et "Poupée bella".
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Alexandra
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MessageSujet: Re: infos générales   infos générales EmptyJeu 3 Nov à 19:02

je ne peux m'empêcher de penser à ce cher Gide quand je lis l'article sur le nouveau Goncourt : "j'écris Palude".
C'est peut-être pour cela que certains jugent cette oeuvre un peu démodée...
Tiens, ça me donne envie de relire Gide, et pourquoi pas, d'aller faire un tour chez François machin-chose (ah, les noms et moi !) !
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MessageSujet: Re: infos générales   infos générales EmptyJeu 3 Nov à 20:09

attends! Gide, j'adore! cheers bounce bounce

je me souviens d'une semaine où j'ai englouti les Faux-Monnayeurs, Les Caves du Vatican et les Clefs de Saint-Pierre... des auteurs qui sentent le soufre et pétillent d'intelligence... le bonheur, quoi...

bon! j'retourne à dédé (André Chénier pour les non-agrégatifs dwarf Wink ).
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